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Conseils 3 min de lecture

Combien d'heures de lumière par jour pour des plantes d'intérieur ?

Pour la plupart des légumes cultivés en intérieur, 14 à 16 heures de lumière par jour est la bonne durée. Quelques cultures préfèrent des jours plus courts (12 h), de rares exceptions sortent de cette plage (tomate naine en fructification, safran, chanvre), et aucune n'a besoin d'un éclairage continu.

Étagère de salades et de basilic sous une réglette LED, avec une minuterie branchée sur la prise, à la tombée du jour

Le repère par culture

La durée d'éclairage quotidienne s'appelle la photopériode. Voici celle retenue dans les fiches du site :

CulturesDurée conseillée
Micro-pousses, laitue, basilic, ciboulette, thym, origan16 h
Roquette, persil, aneth, radis14 h
Épinard, coriandre12 h
Tomate, poivron, piment, aubergine, concombre, fraise, tomate naine en croissance16 h
Tomate naine en fructification18 h

L'épinard et la coriandre sont volontairement conduits en jours courts : des jours longs les font monter en graines (montaison), ce qui arrête la production de feuilles. La tomate naine passe à 18 h en fructification : au-delà d'environ 350 µmol/m²/s elle ne gagne plus rien, on allonge donc plutôt la durée. Deux cultures particulières ont leur propre rythme : le safran se contente d'environ 10 h pendant sa floraison, et le chanvre demande 18 h en croissance puis 12 h pour fleurir.

Pourquoi ne pas éclairer 24 h sur 24 ?

Plus de lumière n'est pas toujours mieux. Les plantes ont besoin d'une période d'obscurité régulière, et certaines souffrent d'un éclairage continu : chez la tomate, un éclairage proche de 24 h provoque des marbrures et des jaunissements des feuilles. Par prudence, ne dépassez pas environ 18 h pour la tomate, et restez à 16 h pour les autres légumes fruits, sauf la tomate naine en fructification (18 h).

Pour la plupart des cultures, allonger l'éclairage au-delà de 16 h rapporte de moins en moins : la croissance progresse encore un peu, mais bien moins vite que la facture d'électricité, qui augmente avec chaque heure ajoutée.

Durée et intensité vont ensemble

Ce qui compte pour la plante, c'est la dose de lumière reçue sur la journée, le DLI. Elle dépend de l'intensité (le PPFD) et de la durée :

DLI (mol/m²/j) = PPFD × heures × 3 600 / 1 000 000

Une laitue éclairée à 250 µmol/m²/s pendant 16 h reçoit ainsi environ 14,4 mol/m²/j. Avec une lampe un peu faible, allonger la durée compense en partie, dans la limite de la photopériode qui convient à la culture. Le détail est dans Le DLI : la dose de lumière quotidienne.

En pratique

  • Une minuterie est indispensable : un horaire fixe, chaque jour, compte autant que la durée elle-même. Voir Programmer la photopériode.
  • Choisissez l'horaire qui vous arrange : la plante ne connaît pas l'heure réelle. En été, éclairer la nuit limite la chaleur dans la pièce.
  • Ne coupez pas la lumière en pleine journée d'éclairage, et évitez d'allumer la pièce pendant la nuit des plantes.
  • Pour des cultures mélangées, regroupez celles qui partagent la même photopériode sous la même lampe.

À retenir : 16 h pour la majorité des cultures, 12 à 14 h pour celles qui montent vite en graines, 18 h pour la tomate naine en fructification, jamais 24 h sur 24. Le calculateur propose la bonne durée pour chaque culture.

Publié le 20 juillet 2026 dans « Lumière et LED ». Valeurs indicatives tirées de la littérature horticole (voir les sources).

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